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Collection Hamot
Lampas liseré, Espagne, début xviie siècle, l’un fond damassé, vert jaspé à semis crème d’une fleur, d’un oiseau branché et d’une fontaine à vasque ; un autre lampas fond satin blanc, de même typologie, avec un lion couronné tenant une épée, un cavalier et un soldat tenant un étendard.
Lampas trompe l'oeil d'une application de dentelle sur satin vermillon, d'après l'étoffe  exécutée par Bissardon, Cousin et Bony à Lyon (1811), pour le Cabinet de toilette de l'Impératrice au Palais de Versailles.
Brocart, milieu XIXè siècle, drap d'argent matelassé et broché filé or, frisé or et lame or . Dessin de panier fleuri et dentelle
Brocatelle Second Empire d'inspiration Louis XIV
Brocatelle au modèle du damas bleu à feuilles de vigne, exécuté par Jean-Pierre Seguin à Lyon pour divers appartements de Versailles.
Le Faisan d'après la célèbre tenture de Philippe de Lasalle, tissée pour Catherine II de Russie.
Lampas broché, Lyon vers 1770, grand dessin dans le goût de Philippe de Lasalle
Brocatelle réplique d'un modèle Louis XIV, ton vert, avec chinois au perroquet et chinois à la pipe
Lampas Louis XVI fond satin cramoisi à grand dessin liseré blanc en arabesques
Trois brocarts dits "naturalistes", première moitié du xviiie siècle dessin à pointe, avec deux môles et perspective d’un port animé d’embarcations pour l’un; fontaine devant un péristyle en hémicycle sous un dais de draperie pour un autre ; buffet chargé de plateaux de fruits sous un lustre à quatre lumières, fond argent en parquet pour la troisième ; alentours de plumes, fleurs et fruits, (coings, prunes, citrons).
Façonné, réplique d'un modèle Louis XVI, rayures ornées
Lampas Second Empire d'inspiration mauresque

Lampas Second Empire décor inspiré des miniatures et des "tapis de jardin" persans.

Lampas Second Empire décor inspiré de la Perse et des Indes

Damassade tissé à disposition pour couverture de siège Directoire à dossier carré, dessin dans le goût de Dugourc

Lampas réplique Empire, tissé à disposition pour la couverture d'une paire de fauteuils

Exceptionnel lampas, début XVIIIè siècle fond satin blanc, dessin monumental de fleurs, vases, oiseaux, draperies, coings, raisins, cerises, prunes

Les 29 et 30 Avril 2003 une vente de tissus prestigieux a eu lieu à l' hotel Drouot-Richelieu : celle des Collections Hamot. La maison Hamot a cessé son activité avec le siècle, suite au décès de ses derniers propriétaires directeurs, René Hamot en 1997 et son frère Francis 1999. La mention Maison fondée en 1762 figurait sur l’en-tête des documents commerciaux, comme sur la façade Art déco du dernier siège social à l’angle de la rue Richelieu et de la rue Saint-Augustin.

A l’origine sous le règne de Louis XV, parmi les prédécesseurs de la maison Hamot, nous trouvons des maîtres-fabricants à Lyon, également marchands d’étoffes à Paris, comme Seguin ou Michel associé à Cartier. Ce dernier, père fondateur en quelque sorte de la maison parisienne Hamot, était lui-même issu d’une brillante dynastie de maîtres-fabricants d’étoffes de soie à Tours.

Comme les entreprises qui l'ont précédée, la maison Hamot avait aussi une activité de fabricant de tapis, de tapisserie et de moquettes et possédait l’importante manufacture Saint-Jean à Aubusson et une autre à Felletin. Durant cet âge d’or pour les manufactures françaises de haut luxe, Hamot et Braquenié se partageaient les commandes, dans ce domaine, des plus grands de ce monde sur tous les continents. De nos jours, les archives de ces deux prestigieuses maisons sont réunies aux Archives Départementales de la Creuse, car les héritiers Hamot, ont fait la donation en 2000 de tous les registres de leurs pères.

Parmi les quelques 5000 pièces, toutes référencées, qui ont été mis en vente à Drouot, outre les documents du XVe au XVIIIe siècle, les commandes du Garde-Meuble sous l'Empire et la Restauration, les innombrables coupons en réplique, les tapisseries de sièges, les cartons de tapisserie qui peuvent être de véritables tableaux et les livres de documentation, la révélation de cette vente sera probablement ces prodigieuses soieries, mises en fabrication par les plus grandes maisons lyonnaises pour "décrocher" une médaille lors de ces manifestations qui jalonnent le XIXe siècle, Expositions des Produits de l’Industrie et Expositions Universelles. Si la génération qui nous a précédés, considérait comme démodés ces éblouissants lampas, qui déclinent tous les "revivals" des styles et des civilisations anciennes, nous pouvons augurer que ce temps de purgatoire vient à son terme. Les études sur le textile du XIXe siècle sont encore peu nombreuses et les écrits de l’époque sur les grandes expositions, Rapports du Jury et Catalogues Officiels, sont illustrés avec parcimonie. Aussi un grand nombre de nos étoffes restent-elles anonymes dans ce catalogue, dans l’attente d’un travail de recherche systématique, comme nous en a donné l’exemple cet hiver la remarquable exposition du Musée Carnavalet, L’ Art de la Soie, Prelle 1752-2002, des ateliers lyonnais aux palais parisiens. Son commissaire, Anne Forray-Carlier, souligne d’ailleurs "le rôle que les marchands parisiens ont joué dans la diffusion des soieries lyonnaises; ce fut bien davantage à eux que la clientèle s’adressait, et de ce fait, il n’est pas aisé pour l’historien du textile de remonter la filière jusqu’au fabricant dont le nom est alors jalousement tu".

Succès pour la collection Hamot
Les deux jours de vente consacrés à la vente de la collection de textiles provenant de la maison Hamot, à Drouot les 29 et 30 avril 2003 rapportaient 942 377 euros frais compris. Un public international composé de collectionneurs et de professionnels, notamment de représentants de musées, contribuait au succès de cette dispersion. La réplique de la tenture attribuée à Philippe de Lasalle pour Stanislas Leczinski, un lampas broché sur fond sergé blanc à décor polychrome d'une draperie enlacée avec une branche noueuse fleurie (8,15 m en 3 lés), montait à 8 200 euros. La réplique de la commande passée par le Garde-Meuble à Bissardon, Cousin et Bony (1811-1815) pour le troisième grand salon de l'impératrice à Versailles (voir reproduction) recueillait 5 800 euros. Un lampas (67 x 36 cm) de la Turquie ottomane du XVIe siècle atteignait 6 500 euros. Il est en satin grenat entièrement broché de tiges bleues portant des fleurs blanches, de tulipe, de jacinthe et d'oeillets. Honneur ensuite à l'éclectisme du XIXe siècle et à ses créations textiles. Un lampas néogothique par Lemire père & fils à Lyon (60 x 57 cm), réalisé sur un dessin de Viollet-le-Duc pour l'Exposition universelle de Paris de 1855, remportait 3 600 euros. Cette enchère se répétait sur un lampas liseré du milieu du XIXe siècle (98 x 55 cm) à décor gothico-mauresque de l'Alhambra, portant l'étiquette de la maison Hamot.

Lampas Second Empire dessin d'inspiration mauresque par le graphisme des rinceaux or et les effets de couleur vive comme sur un émail.

Lampas Second Empire d'inspiration néo-Renaissance à l'imitation de la broderie

Brocatelle Second Empirefleurs exotiques, fond satin cramoisi

Velours ciselé Tassinari & Chatel, Lyon 1873, modèle de la tenture pour l'hôtel de la Païva, Paris.

Lampas vers 1770 liseré et broché, décor "à la Chine", fond satin vert, production hollandaise ?

Lampas dénommé "naturaliste" vers 1730 ; coquille remplie de fleurs et de fruits, étoffe identique au Musée de Lyon

Lampas néo-gothique par Lemire à Lyon, dessin de Viollet le Duc pour l'Exposition Universelle de Paris, 1855.

Brocatelle d'inspiration néo-gothique

Brocatelle néo-gothique milieu XIXè siècle, avec rinceaux ferronnerie d'inspiration mauresque

Lampas liseré Second Empire dessin en arabesques d'Arthur Martin.

Lampas liseré Second Empire camaïeu cramoisi, dessin d'Arthur Martin.

Satin rose milieu XIXè siècle, tramé de fil argent, dans le style rocaille

Damas-lampas réplique d'une commande du Garde-Meuble Impérial pour différents Palais (Fontainebleau, Compiègne, Tuileries), 2 coupes pouvant recouvrir une paire de fauteuils.

Lampas brochés d'après le modèle de Bissardon, Cousin & Bony à Lyon pour un salon du Petit appartement de l'Impératrice au Palais de Versailles. Couverture de 9 fauteuils à motifs placés sur un semis de fleurs coupées : papillon dans une double couronne et aigle dans un carré sur la pointe

Lampas liseré or par Lamy - Lyon 1863, décor "dentelle" dans le goût XVIIè siècle

Lampas liseré or vers 1863, décor "dentelle" dans le goût XVIIè siècle

Lampas liseré vers 1863, décor "dentelle" dans le goût XVIIIè siècle

Lampas réplique Louis XV avec deux jardins superposés, dans un décor en arabesques

Lampas liseré réplique Louis XV

Brocatelle Second Empire d'inspiration Louis XV

Eblouissant brocart, pour la paramentique milieu XIXè siècle : drap d'argent broché d'or ; bouquet dans les entrelacs d'une dentelle.

Brocart pour la paramentique, milieu XIXè siècle : bouquet dans des rinceaux en ogive

Brocart milieu XIXè siècle, drap d'or broché de branches fleuries sinueuses

Brocart pour la paramentique, milieu XIXè siècle : drap d'argent matelassé et broché d'or fin.

Brocart milieu XIXè siècle, dans le goût Louis XIV : satin cramoisi entièrement broché filé or, frisé or et lame or

Brocart milieu XIXè siècle, dans le goût Louis XIV : satin bleu de France entièrement broché filé or, frisé or et lame or

Toiles imprimées répliques des "indiennes" françaises du xviiie siècle des manufactures de Nantes, Angers, Bourges, Beautiran. Impression polychrome à la planche sur toile de lin ou siamoise, lin et coton.

Lampas réplique d'un modèle Louis XVI, avec motif d'une chasse au cerf devant une pyramide

Damas cramoisi XVIIè siècle

Lampas Second Empire camaïeu cramoisi ; grand décor d'inspiration Louis XIV par Arthur Martin

Lampas Second Empire décor liseré en grisaille de 2 bouquets traités avec un réalisme proche de la photographie

Brocatelle Second Empire à l'imitation d'une broderie d'application dans le goût Renaissance, fond satin noir

Lampas Second Empire décor inspiré de la Perse et des Indes

Exceptionnel lampas, première moitié du XIXe siècle fond satin et damas grenat ; deux bouquets d’iris, camélias, volubilis, fuchsias et chèvrefeuilles brochés en soies polychromes, sont inscrits dans des cartouches rocaille brochés or, enrichis de cabochons de pierres fines simulées. - coupe de présentation 110 cm, entre chef et queue de pièce, tissée à bras en 55 cm de large.La présence au verso de cette étoffe de l’étiquette Cartier Fils, fournisseur du Garde-Meuble déjà à la fin de l’ancien régime, permet de dater cette étoffe de la première moitié du XIXe siècle. Par méconnaissance de cette chronologie des entreprises, un tel dessin "tarabiscoté" aurait pu être placé un demi-siècle plus tard, sous le Second Empire ou la Troisième République, preuve du caractère précurseur de notre document

Brocart milieu XIXè siècle, bouquet en étoile dans un grand méandre de dentelle or maintenu par des cordelières à glands.

Le Jardinier et La Jardinière d'après Philippe de Lasalle, les deux médaillons brochés sont tissés séparément, découpés puis appliqués par broderie sur un fond "ad hoc".

Satin rose milieu XIXè siècle, tramé or fin, étoffe calandrée.

Brocart milieu XIXè siècle, drap d'argent broché filé or et frisé or.

Satin rose milieu XIXè siècle, entièrement broché or fin, décor en arabesques.

Lampas broché au chinois, vers 1735 fond satin gris vert, dessin à deux chemins suivis d’un chinois au parasol et d’une chinoise préparant le thé (?) sous des portiques d’un baroque échevelé.- beau document d’époque : 110 x 77 cm et sa réplique fidèle : 450 cm en 3 coupes.De tels tissages en 77 cm de large, tramés de fil noir assurant les ombres à l’endroit, sont attribués aux Pays-Bas. Le dessin est lyonnais, ici très proche de la facture de Lajoue et des gravures de Mondon

Riches lampas brochés, décor naturaliste première moitié du XVIIIè siècle, dans le goût de Jean Revel, presque tous avec fil métal

Etonnant lampas liseré milieu XIXè siècle, tramé d'or fin, dessin à grands compartiments gothico-mauresques.

Le Jardinier et La Jardinière d'après Philippe de Lasalle.

Lampas Second Empire fleurs chinoises dans le goût Pillement de la plus vive polychromiefond satin chocolat

Brocatelle Second Empire à l'imitation d'un panneau de laque, avec motif d'indienne, fond satin vermillon

Brocatelle Second Empire d'inspiration chinoise ,oiseaux sur des branches fleuries, fond satin cuivre

Lampas brochés Louis XV pékins ou mexicaines Louis XVI, certains à la marque au heaume.- 8 beaux documents d’époque avec pour chacun un coupon en réplique fidèle, pour la mexicaine un grand carré de 140 x 140 cm

Somptueux brocarts époque Régence, Louis XV et Louis XVI : lampas brochés, bouquets et rinceaux rocaille or et argent ; cachet Cartier au heaume, étiquette J.A.
Somptueux brocarts époque Régence, Louis XV et Louis XVI : lampas brochés, bouquets et rinceaux rocaille or et argent ; cachet Cartier au heaume, étiquette J.A.
Deux lampas d’après des modèles Louis XVI du Garde-Meuble de la Couronne et pour cela placés dans des résidences royales : l’un cramoisi et blanc, avec l’Amour adossé à un globe transpercé de flèches foulant au pied deux molosses enchaînés, et sous une tonnelle, l’amour torche à la main, dansant avec la Folie brandissant une marotte. L’autre bleu et blanc, tissé par Grand Frères ou Tassinari-Chatel où deux amours jouant de la flûte, sont adossés à un vase fleuri et où deux colombes se font face de part et d’autre d’un autel ; chacun de ces motifs en médaillon dans un grand décor arabesque. - on joint une version modifiée de ce dernier modèle, en rouge et blanc, avec dans le deuxième médaillon le chiffre M enfilé dans une couronne d’Italie, exemple d’une commande spéciale, personnalisée pour un client.
Brocatelle, bleue et jaune réplique d’un curieux modèle italien du XVIIè siècle à la gloire d’une famille. Trois trophées guerriers alternent avec le blason répété 3 fois : avec les attributs civils (couronne, lance, heaume et bouclier), les attributs ecclésiastiques (chapeau, crosse et mitre tenus par des angelots), et les attributs de l’ordre de Malte
Brocatelle, époque Second Empire décor rocaille vieil or, les cartouches brochés de bouquets de dahlias et d’anémones ; même modèle en blanc mais avec décoration
Deux lampas liserés milieu XIXè siècle : un décor chinoisant avec vase fleuri suspendu à une branche de prunier en fleurs, habité d’oiseaux, fond satin ; en 2 coloris, cuivre ou bleu de France. Avec des soies provenant des mêmes bains de teinture, un autre dessin présentant les attributs des arts dans un réseau en ogive : la Peinture (palette et pinceau), la Musique (lyre sur 2 flûtes en sautoir), les Lettres (livre, plume et laurier).
Brocatelles époque Renaissance ou Louis XIV, Italie, Lyon ou Tours ( ?), grand dessin de palmes, cramoisi, vert, jaune.
Lampas arabesque, époque Louis XVI fond satin cramoisi, légers rinceaux supportant sur des terrasses des personnages à l’antique ou des médaillons à scènes de bacchanales, parmi des vases et des rangs de perles ; rapport de dessin : 260 cm
Cinq somptueux velours ciselés, époque Louis XV lamés pour 4 d’entre eux : l’un à motif rivière ; un autre à semis de palmes fond velours frisé bleu ; un autre en 60 cm de large fond lamé or à gros bouquets de roses, dahlias et œillets parmi des plumes de paon, 5 (?) couleurs nuées. Cachet au heaume (Cartier) et sur l’étiquette Hamot, ancienne inscription Peterhoff (100 cm).Un velours ciselé polychrome, fond crème, de dessin identique, figure dans les collections du Mobilier National, identifié pour Grand Frères à Lyon au début du XIXè siècle. Aussi, « notre » velours, parfaitement XVIIIè et plus riche, car tramé d’or et en couleurs nuées, peut-il être de Camille Pernon, le prédécesseur de Grand Frères ; ce dernier avait sans doute gardé la mise en carte. On sait que Pernon a bénéficié des commandes de l’Impératrice de Russie et qu’il fit même le voyage à Saint-Pétersbourg.
Cinq somptueux velours ciselés, époque Louis XV lamés pour 4 d’entre eux : l’un à motif rivière ; un autre à semis de palmes fond velours frisé bleu ; un autre en 60 cm de large fond lamé or à gros bouquets de roses, dahlias et œillets parmi des plumes de paon, 5 (?) couleurs nuées. Cachet au heaume (Cartier) et sur l’étiquette Hamot, ancienne inscription Peterhoff (100 cm).Un velours ciselé polychrome, fond crème, de dessin identique, figure dans les collections du Mobilier National, identifié pour Grand Frères à Lyon au début du XIXè siècle. Aussi, « notre » velours, parfaitement XVIIIè et plus riche, car tramé d’or et en couleurs nuées, peut-il être de Camille Pernon, le prédécesseur de Grand Frères ; ce dernier avait sans doute gardé la mise en carte. On sait que Pernon a bénéficié des commandes de l’Impératrice de Russie et qu’il fit même le voyage à Saint-Pétersbourg.
Lampas aux chinoisvers 1740-1745, d’après Alexis Peyrotte ; jeux d’enfants traités en camaïeu de gris et de vert, fond satin groseille.
Lampas, époque Restauration fond satin ; décor blanc et crème d’un semis de pois et de fleurs de lys entre des palmes.
Velours chiné fond blanc à couronne de fruits, tissage de Grand frères à Lyon pour le Troisième Salon de l’Empereur à Versailles, soumission de 1811.- coupon du tissage d’origine, 50 cm, avec tête de tissage et 4 cordelines rouges dans la lisière, document non mentionné par Coural dans le fonds Hamot.Ce « meuble » de velours blanc chiné nué, ne fut pas utilisé sous l’Empire et les étoffes restèrent dans les magasins du Garde-Meuble jusqu’au Second Empire. Inscription sur l’étiquette de la main de RenéHamot : Fontainebleau, Petite Chambre à coucher de l’Empereur.
Somptueux velours ciselé Mathevon & Bouvard, Lyon 1870, fond satin blanc, grand décor arabesque d’inspiration Louis XIV, qui peut être attribué à Arthur Martin. Tissage en 75 cm de large. - 2 coupes, l’une camaïeu cramoisi 150 cm, l’autre camaïeu bleu 190 cm.- on joint un essai de tissage d’un velours ciselé Napoléon III, polychrome brun rose, fond satin vert gris en couleurs nuées : 70 x 55 cm. Autre exemplaire du velours Mathevon & Bouvard, au musée de Lyon (inv. 31405).
Lampas liseré, vers 1830-1840 grandes fleurs multicolores : lis, roses, pavots, pivoines, capucines, ibiscus, passiflores, fleurs de tulipier, parmi des feuilles de palmier, de bananier…
Lampas dans le goût mauresque milieu XIXè siècle, fond satin bleu, réseau de compartiments arabisants rouge et jaune.
Collections de 213 velours épinglés à dessin miniature époque Louis XVI. Eblouissante variété de velours coupés, frisés ou ciselés pour habit d’homme, état de fraîcheur remarquable. Echantillons de 4 x 7,5 cm collés au XIXè siècle sur 4 cartes repliées à la marque Henri
Très fin velours imprimé d’un fouillis de fleurs multicolores sur fond noir, milieu XIXè siècle