Evocation en trois volets de l'histoire de la
soierie lyonnaise. Par Philippe Demoule.

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Les vieux métiers mécaniques sont presque aussi attachants que les métiers à bras. Ecoutez-le en cliquant dessus...

 

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Nombreuses sont les versions de l'apparition de la soie. Le livre de Confucius situe sa découverte en 2640 avant J.-C. par une princesse chinoise. "L'Echo de la Fabrique", journal industriel et littéraire de Lyon du 3 juin 1832 nous affirme que cet art fut inventé dans l'île de Platis, et que l'empereur Héliogabale fut le premier qui ait porté des habits de soie en Europe. Quoi qu'il en soit, cette fibre naturelle était connue en Chine dès la plus haute antiquité.

Les routes de la soie aboutissent à Alexandrie d'où les Arabes exportent des tissus précieux vers l'Europe. Les Asiatiques conservent jalousement le secret de la sériciculture jusqu'au XIe siècle, date à laquelle les Italiens s'initient à l'élevage du ver à soie.

Le livre des métiers d'Etienne Boileau publié entre 1258 et 1268, nous apprend que l'art de la soie était connu en France dès le XIIIe siècle.

Lorsque le siège de la Papauté, situé alors en la cité pontificale d'Avignon, fut transféré à Rome, des tisserands italiens qui avaient vécu en Avignon vinrent s'installer à Vienne et à Lyon en 1377.

Au XVe siècle, la France est loin de pouvoir égaler la production italienne de soieries qui se répandent en Europe et en France. Vers 1450, Charles VII interdit l'usage des draps d'or, d'argent et de soie "autres que ceux ayant le sceau de Cité de France". Puis, comme une suite logique pour enrayer cette "grant vuidange d'or et d'argent que chaque an se fait denostre royaume" due aux importations massives, Louis XI proclame sa volonté d'introduire à Lyon l'art de la soie en 1466 en accordant des privilèges "aux ouvriers et ouvrières qui viendront demourer audict lieu de Lion pour faire exercer ledict ouvraige et artifice de draps d'or, d'argent et de soye et autres dépendances". Cette initiative fut si mal reçue à Lyon que Tours fut désignée pour assumer ce rôle.

Il faut bien voir que Lyon était avant tout une ville de foire et de négoce peu préparée à une industrie dont l'implantation est purement artificielle, puisque Lyon ne sera pas un pays producteur avant le XVIIe siècle.

En 1531,Francois Ier affranchit les tisserands des impôts et fait venir en 1536 deux tisserands piémontais, Etienne Turquett et Barthélémy Narris. Un décret déclare la ville de Lyon "entrepôt de toutes les soieries brutes et façonnées" qui entraient en France. C'est en 1540 qu'est établie la Corporation des tisseurs de soie, mais ceux-ci en sont encore à apprendre les rudiments du métier. La Manufacture de Lyon ne sera jamais un grand établissement comparable à la Manufacture des Gobelins par exemple, un siècle plus tard, mais plutôt une communauté de marchands, de maîtres-ouvriers et de compagnons disséminés dans les quartiers de la ville. De nombreux édits tentent, entre 1555 et 1579, d'endiguer la débauche de luxe des bourgeois qui contraint les nobles à montrer plus de luxe encore, mais les ordonnances royales limitant la longueur des ceintures et des traînes, régissant le port des tissus précieux avec une surprenante précision, restent lettre morte ; "comme un prince de sang, un marchand drapier porte l'épée, se promène les traits dissimulés sous un loup de velours noir fixé par un fil d'archal tenu dans sa bouche".

Après Louis XI et François Ier, ce fut Henri IV qui donna une impulsion nouvelle à la soierie en développant la sériciculture en France afin de lutter contre les trop onéreuses importations. L'on fait venir à Paris un certain Olivier de Serres dont on connaît les travaux et qui prétend pouvoir tirer "grands deniers par l'admirable industrie des vers qui vomissent la soie toute filée, étant nourris de la feuille de meurier". Il s'empresse de venir du fond de son Vivarais, escorté par sa mule portant sa grande malle cloutée, une plaque de marbre pour le roi et un ballot de plantes odoriférantes à distribuer aux courtisans. Henri IV fait faire une brochure de vulgarisation extraite du "Théatre d'Agriculture" et la fait porter dans les seize mille paroisses, accompagnée de spécialistes qui dispensent leur enseignement à travers la France, ainsi que de graines de ver à soie et de 400 000 pieds de mûrier. Le roi lui-même en fait planter 20 000 dans les jardins des Tuileries. Il se révèlera par la suite que la vallée du Rhône était bien plus propice à cette culture. Après sa mort, les édits interdisent de porter des tissus d'or et de soie et Lyon est bientôt ruinée. En 1619, un grand nombre d'ateliers est contraint de fermer ses portes et 6 000 ouvriers sont réduits au chômage.

Deux raisons semblent expliquer que les rois successifs choisirent Lyon pour y développer le tissage; tout d'abord, cette ville est située au débouché de la vallée du Rhône qui fut trés propice à la sériciculture. Ensuite, Lyon est aussi la porte de l'Italie d'où nous sont venues ces étoffes prestigieuses et par où transitaient les importations.

Les étoffes du début du XVI e siècle ne furent d'abord que des imitations des soieries italiennes, mais peu à peu apparurent des créations originales comme le lampas à dentelle dont le décor de fleurs et de fougères stylisées était entrecoupé de bandes imitant la dentelle.

Sous Louis XIV, l'essor de la France lui permit de s'affranchir de cette influence. Sous Colbert, la Grande Fabrique devient le centre incontesté de la soie où sont créées les riches étoffes dont aiment à se parer les princes de l'Eglise et de l'Etat. De cette époque ne nous sont parvenus que peu de costumes, la plupart du temps détruits pour en récupérer l'or qu'ils contenaient. Notre patrimoine textile est surtout composé de tissus d'ameublement : velours, damas, brocatelle à grands ramages cramoisis ou verts. Le luxe somptueux et tapageur dont s'entourait Louis XIV fit de Versailles un grand salon de mode observé par l'Europe entière. Même chez l'homme, l'habit, riche de couleurs raffinées, de broderies et de dentelles, était un moyen courant d'affirmer sa personnalité et son goût. Le canut est alors en pleine possession de son art et sa grande habileté, alliée au talent des dessinateurs, aboutit à des chefs-d'oeuvre d'une rare qualité. Les fleurs naturelles sont traitées avec le plus de réalisme possible.

Sous Louis XV, les décors deviennent asymétriques avec une apparence absence d'ordre dans la disposition des fleurs dont certaines, imaginées par les dessinateurs, sont d'une grande fantaisie, avant la vogue des chinoiseries qui renouvelle le répertoire des ornemanistes. A la fin de l'époque Louis XV, la taille des fleurs se réduit, elles se simplifient et s'ordonnent en bouquets entourés de rubans sinueux.

Sous Louis XVI, la réduction s'accentue, les bouquets liés de cordelières sont placés entre des bandes verticales. Philippe de Lasalle se distingue par ses remarquables tissus à grands motifs destinés aux palais français et étrangers.

Sous la Révolution dirigée contre les abus des puissants de l'Eglise et de l'Aristocratie, la Fabrique perd une grande partie de sa clientèle et les riches tissus façonnés sont remplacés par des tissus unis, décorés de broderies.

Le métier à tisser reste primitif trés longtemps avant qu'apparaissent le métier à marches, puis le métier à la tire qui nous vient d'Italie. Sur ce type de métier, les fils de chaîne sont levés par l'intermédiaires de cordes actionnées par les tireurs de lacs. En 1470, Jean le Calabrais supprime les tireurs de lacs en ramenant les cordes vers le tisseur, à l'avant du métier. Malheureusement ce système interdit l'éxécution de grands motifs. En 1620, Dangon met au point le métier à grande tire qui comporte 2 400 lacs au lieu de 800. Mais c'est au cours du XVIIIe siècle que le matériel s'affirme et devient plus sophistiqué. En 1720, Garon perfectionne le métier de Dangon. En 1725, le lyonnas Basile Bouchon invente un papier perforé à la main, qu'un aide applique contre le métier et qui sélectionne les fils de chaîne. En 1733, l'anglais John Kay invente la première navette volante. L'année suivante, Falcon remplace le papier perforé de Bouchon par une chaîne de cartons perforés. En 1744, Vaucanson, le père des automates, le génial inventeur du "Joueur de flûte", mécanise le métier de Falcon, mais ce métier restera inutilisable. Puis, Philippe de Lasalle rend les semples interchangeables et applique le battant de John Kay au métier à la tire. Enfin, vers 1804, la mécanique Jacquard sera enfantée à Lyon par Joseph-Marie Jacquard.

Le développement de la Manufacture fut assez lent. En avril 1544, la Communauté adresse à Henri II une requête pour obtenir l'homologation du "Règlement touchant l'art et manufacture des draps d'or, d'argent et de soye qui se feront dans la ville de Lyon". On déclare alors que 12 000 personnes sont occupées au travail de la soie, chiffre faux cité pour le besoin de la cause puisqu'en 1575 nous trouvons 164 veloutiers, 34 taffetatiers, 11 filleux de soye, 15 teinturiers, soit 224 personnes, chiffre à doubler si l'on tient compte des dévideuses et des apprentis. En 1621 nous trouvons 716 maîtres, 128 compagnons, 265 apprentis pour 1 698 métiers, auxquels il faut ajouter les charpentiers pour les métiers, les ourdisseuses, dévideuses, tordeuses, teinturiers. Enfin, vers 1788, sur 14 777 métiers, on retient 1 042 métiers à la tire, 466 métiers de velours, 240 métiers de façonné, 5 588 métiers de plein (uni), 2 007 métiers de gaze et 5 442 métiers sans travail.

Le plus ancien inventaire, dressé à la mort de Jean Dangon, maître-ouvrier en soie, nous révèle la misère dans son détail. Quelques rares meubles fonctionnels en bois de noyer, quelques ustensiles ménagers, "un pot au feu avec son couvercle, quatre cuillères et deux écumoires de fer, une petite poêle à frire, une petite caisse propre à tenir le sel, un petit baril propre à tenir le vinaigre, quant au linge, il ne s'est trouvé que quatre linceuls tous rompus".

Un autre document, conservé aux Archives municipales de Lyon, se montre révélateur quant aux conditions de vie du canut. Il s'agit du budget d'un maître-ouvrier, courant sur l'année. Décrivant avec précision la nature de l'ouvrage exécuté sur les trois métiers et les tâches du canut, de sa femme et de l'ouvrier, on suppose un travail continuel de 269 jours ouvrables à raison de deux aunes trois quarts de tissu par jour et par métier. Le compte des recettes fait ressortir un total de 1 800 livres. Le compte des dépenses, trés précis, puisqu'il comptabilise aussi bien le sel, le poivre que le tabac et l'encaustique des meubles est également trés serré puisque, pour l'entretien du mari, par exemple, on compte un habit pour huit ans, une chemise, un mouchoir de poche, une paire de bas, une autre de chaussure et un resemellage par an. Il fait ressortir un total de dépenses de 2 049 livres, 17 sols et 2 deniers qui excède de 249 livres 17 sols et 2 deniers le montant des recettes.

Enfin, un autre budget, reproduit en 1789 à l'appui de leurs doléances dans le "mémoire des électeurs fabricants d'étoffes en soie de Lyon" adressé au roi et à la nation assemblée, est accompagné des réflexions suivantes :

"Quand on ne considéroit les ouvriers en soye que comme des instruments mécaniques nécessaires à la fabrication des étoffes ou, qu'abstraction faite de leur qualité d'homme qui doit intéresser toute la société à leur sort, on eut l'hinumanité de ne vouloir les traiter que comme des animaux domestiques, que l'on entretient et ne conserve que pour le bénéfice que leur travail procure, toujours faudrait-il leur accorder la subsistance qu'on est forcé de fournir à ceux-ci, si on ne voulait pas s'exposer à se voir bientôt frustré de leurs travaux".

Lorsqu'en 1554, comme nous l'avons vu, la Communauté adresse à Henri II une requête pour obtenir une réglementation entérinée par maîtres et compagnons, une distinction est faite entre eux. L'accès au métier reste libre, ce qui ne satisfait pas les maîtres effrayés par la concurrence du nombre. Aussi demandent-ils en 1583 l'obligation du payement d'une taxe et l'éxécution d'un chef-d'oeuvre pour l'obtention du titre de maîtrise. En 1596, un règlement consacre pour la première fois la conception étroite du travail organisé en corporations, ajoutant les règles obligatoires de l'apprentissage et du compagnonnage.

L'apprentissage impose à l'apprenti de vivre chez le maître, celui-ci ayant à la fois un rôle de professeur et d'éducateur. Un règlement de Colbert fixe en 1667 la durée de l'apprentissage à cinq ans. L'âge minimum est de treize ou quatorze ans, mais il faut noter que la Manufacture emploie pour les travaux annexes beaucoup d'enfants plus jeunes qui n'ont pas le statut d'apprenti. Dans le contrat, le maître s'engage à "loger et coucher ledit apprenti, le nourrir de bouche, lui fournir feu et lumière, lui faire blanchir son gros linge et le perfectionner dans son art de fabricant en étoffes de soye, sans lui rien cacher de ce qui en dépend".

C'est un temps d'épreuve pour le jeune homme qui se plie à la discipline, se perfectionne dans la profession et se pénètre de ses traditions et principes. Pour obtenir le titre de compagnon, l'apprenti doit, en 1667, réaliser l'ouvrage suivant : "une aune de velours ou de satin ou de damas, ou bien brocarts d'or et d'argent, huit jours avant la fin dudict apprentissage en leur maison ou de la Communauté". Lorsque l'épreuve n'était pas surmontée, l'apprentissage était prolongé de six mois ou un an. Si elle était satisfaite, le nouveau compagnon était inscrit au Registre des Compagnons, moyennant un droit variable. Il a toute liberté de choisir un maître et d'en changer s'il en désire, mais l'usage était "d'achever la pièce d'ouvrage qu'il aura montée ou commencée quelque temps qu'elle dure". La condition des compagnons n'était pas fameuse et, en 1787, l'Abbé Bertholon écrira d'eux : "Les ouvriers de Lyon sont nourris et logés chez le maître-ouvrier; ils travaillent dix-huit heures, même plus, chaque jour, sans aucune perte de temps puisqu'un quart d'heure, quelques fois moins, leur suffit pour chacun de leurs repas". La durée du compagnonnage est de cinq ans. A partir de 1686, le chef-d'oeuvre, pour l'obtention du titre de maîtrise est défini comme suit : "une aune d'étoffe sur un métier tout monté". Les maîtres-gardes étaient autorisés à "déranger et déplacer les soyes et cordages des mestiers qu'ils jugeront à propod et les compagnons aspirant à la maîtrise seront obligés de replacer et de remettre le tout en estat avec la diligence et l'exactitude convenables". En cas d'échec, le compagnonnage est prolongé d'une année.

Le maître-ouvrier, lui, peut travailler pour plusieurs fabricants à condition de ne pas mélanger les fils qui lui ont été fournis. Par ailleurs il a l'obligation de porter l'ouvrage fini au "Bureau de la Communauté" pour être vérifié et qu'il y soit apposé "en tête et en queue sur une tirelle de deux pouces, les initiales de son nom, le nom et la qualité de l'étoffe, ainsi que le nombre des portées dont la chaîne est composée". Les maîtres-gardes apposent alors l'empreinte du "Bureau de visites des étoffes de soye de la Manufacture de Lyon".

La fabrication, quant à elle, est trés réglementée. Qualité, largeur, nombre de portées, titres des soies, rien n'est laissé au hasard. Cette réglementation qui peut paraître draconienne s'explique par le fait que la Manufacture étant une sorte d'agent collectif de production dont tous les tissus doivent présenter des caractéristiques semblables, la Corporation ne pouvait pas admettre que le label de qualité de la Communauté toute entière puisse être mis en péril par un seul de ses membres.

La Grande Fabrique se constitua donc au fil des siècles jusqu'à faire de Lyon la capitale de la soie. Les crises et les faillites successives ne se surmontèrent pas sans peine et sans sueur de la part des ouvriers et des chefs d'atelier. Mais il fallut plusieurs siècles pour que naisse dans la conscience ouvrière une réelle communauté d'intérêts et que gronde la colère en 1831, lors de la Révolte des Canuts, au cri célèbre de "vivre libre en travaillant ou mourir en combattant", accompagnée de la non moins célèbre chanson d'Aristide Bruant :

"Mais notre règne arrivera
Quand votre règne finira!
Alors nous tisserons
Le linceul du vieux monde,
Car on entend déjà
La révolte qui gronde!"

Mais ceci est une autre longue histoire...

Philippe DEMOULE.

 

Si ce récit vous a plu, lisez le second volet de cette trilogie :

LA SOIERIE LYONNAISE A L'EPOQUE DE JACQUARD

 

Agnès Alauzet propose
dans son atelier de canut
de la Croix-Rousse
sa propre collection de
soiries sur métier à
bras Jacquard.

Création Agnès Alauzet
GRENADINE
Motif « à la grenade »
et décor à dentelles. Velours ciselé
simple corps 12 fers par cm.
Chaîne et trame 100% soie.
59 cm en largeur

 

Création Agnès Alauzet
ARCADES
Petit dessin géomètrique.
Velours ciselé simple corps.
12 fers par cm.
Chaîne et trame 100% soie.
59 cm en largeur.

 

Création Agnès Alauzet
QUADRILLE B
Petit dessin géomètrique.
Velours ciselé simple corps.
13 fers par cm.
Chaîne et trame 100% soie.
59 cm en largeur

 

Création Agnès Alauzet
QUADRILLE A
Petit dessin géomètrique
Velours ciselé simple corps 13 fers par
cm. Chaîne et trame 100% soie.
59 cm en largeur

 

Création Agnès Alauzet
RUBAN DE SOIE
Petit dessin géomètrique.
Velours ciselé simple corps.
13 fers par cm.
Chaîne et trame 100% soie.
59 cm en largeur.

 

 

Brocards, brocatelles,
damas de soie faconnée
et autres chinoiseries ont
donné ses lettres de noblesse
à la soierie lyonnaise.

 

 

 

Le métier mécanique
a sonné le glas pour
les canut lyonnais.

 

 

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broché de soie
style restauration
au métier Jacquard.

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L'ourdissoir lyonnais traditionnel.

 

 

Le "régulateur" du métier
Jacquard à bras dont un
levier relié à la marche
du métier (pédale)
actionne les rouages
faisant ainsi avancer
le tissu et dérouler la chaîne.

 

 

Les "cafards" sont des oeillets
de verre dans lesquels passent
les fils des lisières du tissu.
Ces fils de lisières sont ourdis
sur des bobines indépendantes
freinées par des cordelettes.

 

 

Velours ciselé simple corps.
13 fers par cm.
Chaîne et trame 100% soie.
59 cm en largeur

Collection Agnès Alauzet