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Le dévidage

 

 

Les flottes de soie teintes, avant d'être tissées, subissent un certain nombre de traitements préliminaires, dont le premier est le dévidage.

Les flottes de soie, placées sur un guindre ou une tavelle, sont enroulées sur des bobines appelées roquets. Le roquet, de forme cylindrique, est en bois. Il a environ 3 cm de diamètre et se termine par deux bourrelets saillants que l'on nomme têtes de roquet.

Le guindre ou la tavelle supportant la soie doit être équilibré avec soin de façon à n'offrir au roquet, sur lequel s'enroule la soie, le moins de résistance possible et éviter ainsi les ruptures de fils. Cette opération du dévidage, trés simple en apparence, réclame pourtant des soins soutenus. Les flottes de soie, avant d'être placées sur le guindre, sont d'ordinaire divisées en petits écheveaux. On dit en pareil cas que la soie a été trafusée. Un va-et-vient répartit la soie sur le roquet.

Le dévidage est effectué au moyen d'appareils à rendement plus ou moins grand. Dans les petits ateliers on se servait d'une mécanique longue à dévider (ci-dessus avec prochainement des photos de celle que nous sommes en train de remonter...) ou d'une mécanique ronde mue au moyen d'une pédale (ci-dessous).

Mais en principe cette opération ne suffit pas pour la préparation des chaînes et des trames. Les roquets obtenus diffèrent entre eux au point de vue de la régularité. Pour assurer une répartition plus uniforme de la soie, on la transporte sur de nouveaux roquets en les dévidant une seconde fois. C'est ce qu'on appelle le détrancanage. Cette opération est l'objet de soins minutieux. Après avoir été détrancannée la soie doit être, sur le nouveau roquet, enroulée d'une manière parfaitement régulière, avec une tension convenable. Sous le doigt, il faut que les roquets garnis soient résistants mais non durs.